Emprunts historiques et mythologiques d’Harry Potter

Succès planétaire de la littérature pour enfants, la saga Harry Potter emprunte à l’Histoire autant qu’à la mythologie. Roman-historique.fr mène l’enquête.

Si l’univers est fantastique et imaginaire, l’univers de JK Rowling emprunte à différents champs historiques, mythologiques et symbolique. Nous avons décidé de réaliser un glossaire alphabétique des objets ou lieux relevant de l’Histoire dans Harry Potter.

Basilic : évoqué dans le second tome, le basilic est une créature reptilienne fabuleuse que l’on retrouve déjà dans la mythologie gréco-romaine. À l’origine serpent, il acquiert plus tardivement, vers le Moyen-âge, une forme bien plus étonnante. Il avait la réputation de pouvoir tuer hommes et bêtes d’un seul regard. Il est présent dans Harry Potter et la chambre des secrets.

Cape : dans l’univers de Rowling, les apprentis sorciers arborent au sein de l’école des capes noires où est brodé l’écusson de leur maison. Ces capes semblent directement inspirées de celles portées par les étudiants de l’Université de Coimbra.

Chevalier du Catogan : personnage de tableau présent dans le château de Poudlard, le chevalier du Catogan rappelle par son comportement le héros de la littérature espagnole Don Quichotte.

Flamel (Nicolas) : évoqué dans Harry Potter à l’école des sorciers, Nicolas Flamel a réellement existé et a vécu au XIVème siècle. Il aurait réellement découvert la pierre philosophale, selon la légende populaire.

Loup-Garou : l’un des professeurs d’Harry Potter, dont nous tairons le nom pour ne pas dévoiler l’intrigue, est un loup-garou. Cette créature est présente dans de nombreuses traditions, notamment européennes. On trouve trace du mythe de la lycanthropie chez les Grecs anciens.

Licorne : des licornes habitent la Forêt interdite qui jouxte le château de Poudlard. Leur sang est réputé soigner de graves blessures, mais en souillant l’âme de celui qui le consomme. On trouve déjà des allusions à la licorne dans la mythologie grecque, où elle est appelée Monocéros. Au Moyen-âge et à la Renaissance, une grande partie de la population croyait dur comme fer à l’existence des licornes et un véritable trafic de poudre de corne de licorne s’est développé. Il s’agissait en fait de cornes d’autres animaux, comme les rhinocéros, que des charlatans vendaient aux crédules.

Phénix : cet animal légendaire, qui dans le cycle Harry Potter tient compagnie au professeur Dumbledore, se retrouve autant dans les traditions perse, grecque, romaine, que païenne, juive ou chrétienne. Il est aussi l’un des meubles présents dans l’héraldique médiévale. Il tutoierait l’immortalité en pouvant renaître de ses cendres.

Pierre philosophale : véritable serpent de mer au Moyen-âge et à la Renaissance, la pierre philosophale est un véritable graal pour les alchimistes. Celui qui réussirait à produire la pierre philosophale pourrait transformer le plomb en or, et produire un élixir de longue vie. La pierre philosophale est le trésor que souhaite acquérir Voldemort dans le premier tome, Harry Potter à l’école des sorciers.

Vampire : les vampires sont évoqués à quelques reprises dans le cycle Harry Potter. JK Rowling s’est inspiré de créatures appartenant au folklore de nombreux peuples. Ainsi, au Moyen-âge et jusqu’au XIXème siècle dans certaines contrées reculées d’Europe, des pratiques post-mortem visaient à empêcher un défunt de revenir sous forme de vampire : on lui enfonçait par exemple une brique dans la bouche, ou on l’attachait à son cercueil.