Les dames de Rome, Françoise Chandernagor

Les dames de Rome est un roman historique de Françoise Chandernagor. Il fait suite au livre Les enfants d’Alexandrie dont il prolonge l’intrigue.

L’histoire des dames de Rome

Les trois enfants de Marc-Antoine et de la célèbre reine d’Egypte, Cléopâtre, arrivent à Rome. Ils sont exhibés par le grand vainqueur et nouveau maître de Rome, Octave, comme des trophées lors de son triomphe. Une fois les célébrations passées, les enfants sont confiés à la soeur aînée d’Octave, Octavie, qui est aussi la première dame de Rome. Autour d’elle gravitent déjà de nombreux enfants, les rejetons qu’elle a eus avec Octave et ceux qui témoignent de l’union précédente de ce frère avec qui elle partage plus qu’une simple relation de famille.

Les deux enfants mâles, susceptibles de représenter une menace en revendiquant le trône de leur mère et en criant vengeance pour leur père, disparaissent brutalement. Séléné, espérant toujours le retour de sa fratrie, va apprendre à grandir au milieu de cette étrange famille impériale, et va découvrir les excès de la vie romaine. Mais elle peine à trouver sa place dans ce monde qui l’a recueillie sans jamais vraiment l’adopter, et il faudra tout l’attachement d’Octavie pour qu’elle trouve un mari digne de son rang. Ce sera fait en la personne de Juba, roi de la Maurétanie, royaume d’Afrique du nord.

Pourquoi faut-il le lire ?

L’Histoire se construit aussi sur ses tragédies. La chute de la monarchie ptoléméenne sonne le glas d’un empire puissant et redouté, plusieurs fois millénaire. En choisissant de s’attacher aux intimes vies de ses acteurs les plus proches, Françoise Chandernagor dresse dans Les dames de Rome le portrait d’un monde vivant, qui nous semble familier. Intrigues, passions, doutes et espoirs jalonnent le récit, et la politique initiée par ces dames de Rome, et développée au fil des pages, ne semble guère éloignée de nos tractations modernes.

Note : Les dames de Rome fait suite au roman Les enfants d’Alexandrie