Mayrig, d’Henri Verneuil

Mayrig est un roman bouleversant qui raconte l’installation en France de rescapés du génocide arménien perpétré entre 1915 et 1916.

L’histoire de Mayrig

Mayrig est un mot arménien qui désigné la mère, avec une pointe d’affection tendre. Henri Verneuil est d’origine arménienne. Lors de la première guerre mondiale, son peuple, accusé par l’empire ottoman d’être l’allié intérieur et pernicieux de l’ennemi russe, et de représenter une menace sur sa frontière nord-orientale, est déporté et massacré. Il s’agit, n’ayons pas peur du mot, d’un véritable génocide.

La famille, entassée sur un navire branlant, traverse la  Méditerranée et débarque enfin à Marseille. Dans une ville bigarrée, qui porte à la fois les parfums de l’Orient et de l’Occident, elle tente de se reconstruire une place au soleil. Le lecteur accompagne la famille dans sa vie nouvelle de réfugiés, entre misère et envie de réussir, racisme et tolérance. Ils étaient médecins, avocats, entrepreneurs, commerçants. Les voilà obligés d’être manoeuvres, ouvriers, de faire l’aumône pour survivre. Mais ils trouveront un nouvel équilibre, et se construiront un fragile paradis.

 

Pourquoi faut-il le lire ?

Si on devait résumer ce livre en deux mots, ce serait certainement « tendre » et « émouvant ». Mayrig est un grand livre dans sont titre tout l’esprit de ses lettres. Mayrig, ou mère. Un hommage à celle à qui il doit tout, et une belle preuve de ce que la France, en Terre d’Asile, peut offrir à des personnes abîmées par la vie et le chagrin. C’est un livre qu’on ne peut que lire. Je vous fais même un aveu… En écrivant ses lignes sur Mayrig, j’ai une soudaine envie de revoir le film éponyme.